Une de mes chansons préférées, de l’unique Franck Monnet, écoutez la ici.
Atomisés dans nos autos
quelquefois nous argumentons seuls
histoire peut-être
de conjurer le stress de la vie urbainediplomate ou caissière chez coop
avouez
ça détend les nerfs et si c’est bref
on y laisse pas plus la santé que dans une bièresimplement
à l’age des médias planétaires
se perd le goût de l’apostrophe et du ton
pamphlétaire
on reconnait le solitaire à ce qu’il formule
les questions les réponsespetit scan sur c’qui m’environne
pas d’oeillade indiscrète sur mon air
personne ne perce la transparence de toutes
ces vitres qui me ceignentqu’on réponde à la place du mort
qu’on questionne le poster des waters
analphabète
les mêmes effluves nous drainent hors de
la vie mondainesimplement
mélange de fièvre et de mystère
la peur de l’autre nous frôle chaque fois
qu’on répond
qu’on appelle
l’onicophage cureur de fond
le solitaire laboure l’humus de ses songesMême si j’avais tort
je ne serais pas d’accord
or… je n’ai pas tort
tu sais même si j’avais tort
je ne serais pas d’accord
or… je n’ai pas tortsimplement
à l’age de taire les mots sincères
l’enfant d’hier sort de sa bouche
les mensonges qui l’obsèdent
injures ou violence ordinaire
qui se déversent
s’empilent en strates pour de bonMême si j’avais tort
je ne serais pas d’accord
or… je n’ai pas tort
tu sais même si j’avais tort
je ne serais pas d’accord
or… je n’ai pas tort
si j’avais tort
je ne serais pas d’accord
or… je n’ai pas tort.
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